Les signes de harcèlement dont on ne parle pas.

Enfant seul dans la cour de récréation, signe possible de harcèlement scolaire

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Peu importe ou tu en es, voici ce que cet article va t’apporter.

Tu as peut-être un doute ou une certitude sur le fait que ton enfant est harcelé.
Tu te questionne peut-être ?

Tu n’as peut-être aucune idée de ce que vit ton enfant à l’école et tu es arrivé sur cet article par hasard.

C’est tout à fait OK.

Un enfant harcelé ne le dit pas toujours, ça n’est pas forcément flagrant.

Cet article va te proposer des axes d’observation et d’analyse un peu plus précis et différent que ce que tu peux trouver habituellement sur le net.

Évidemment, les éléments que je vais te partager sont tous multifactoriels, toutefois, les éléments de compréhension et d’analyse que je vais te partager va te permettre de savoir si c’est du harcèlement ou non.

Les signes à observer:

Un signe seul ne veut pas forcément dire quelque chose.
Leur accumulation, si.

Les signes les plus couramment évoqué en cas de harcèlement

Ton enfant ne parle pas de ses camarades de classe.

Iel ne parle pas de ce qu’iel vit durant les pauses.

Son comportement change à un moment précis, au retour d’école, le dimanche soir, lors de discussion à propos des élèves de sa classe.

Iel s’irrite, se met en colère, sans déclencheur apparent.

Son attitude change, brusquement, après avoir consulté son téléphone ou sa tablette.

Iel se replie, s’isole dans sa chambre plus souvent qu’avant.

À mon sens ces signes ne sont pas suffisants, ils peuvent être reliés à bien d’autres causes. Ils peuvent aussi être totalement absent chez certain·e·s enfants qui vivent des situations de harcèlement. 

Voici la liste des signes que je rencontre chez les enfants qui vivent des situations de harcèlement et que j’accompagne à en sortir. 

Ses affaires :

Iel les perd à l’école, ou lors des activités extrascolaires…
Iel rentre avec des affaires cassées, abîmées.

S’iel perd toujours ses affaires à l’école, et pas aux activités extrascolaires ou à la maison, il est intéressant de te questionner.

Qu’est-ce qui, précisément à l’école, fait que ça arrive là et pas ailleurs ?

Son corps :

Iel a mal au ventre, mal à la tête, la nausée, des vomissements, un système digestif déréglé (diarrhée ou constipation) à l’approche de la reprise de l’école, la veille au soir ou encore le matin… (Ces signes peuvent même apparaître quelques jours avant et persister jusqu’à la reprise de l’activité.)

Évidemment, si ces symptômes sont reliés à une maladie ce n’est pas un signe de harcèlement, par contre je t’invite à te questionner si ça revient à la fin de chaque week-end, à la fin de chaque vacances sans qu’un repos médical ou une médication ne soit nécessaire.

Iel dort mal, iel s’endort difficilement, iel fait des cauchemars, iel fait tout pour repousser le coucher.

Ces signes peuvent être le témoignage d’un stress, d’une angoisse de retourner à l’école, à l’activité extrascolaire…

Iel mange moins ou différemment.

Le changement d’alimentation sans raison apparente peut être le signe d’un harcèlement sur le poids, d’un manque d’appétit ou de suralimentation suite à un mal-être interne.

L’école :

Iel aime apprendre, mais iel n’aime pas aller à l’école.

Ses résultats baissent, sans cause identifiée.

Iel évite certains trajets, certains lieux, les toilettes, les vestiaires, la cour, les espaces isolés.

Si ton enfant ne va pas à la toilette de la journée, si ton enfant t’exprime qu’iel ne veut pas aller au sport avec les autres enfants… je te propose de te questionner.

Avec les autres :

Iel n’est jamais invité·e, iel n’invite jamais personne.

Je te propose de lire l’article que j’ai écrit à ce sujet, ici.

Les embêtements:

Iel exprime être embêté·e par un ou l’autre enfant.

Demande-lui s’iel se défend.
Demande-lui si l’enfant qui l’embête s’arrête lorsqu’iel se défend.

S’iel répond non aux deux, c’est un signal fort.
C’est peut-être le signe le plus flagrant dans l’analyse du harcèlement de ton enfant.

Car un enfant qui est embêté et qui ne se défend pas de manière à ce que l’enfant qui l’embête arrête est un enfant qui donne aux autres la possibilité de continuer à l’embêter.

Car comme toi, l’enfant ne s’arrête que lorsqu’il y a une conséquence suffisamment importante qui le mène à s’arrêter.

Ce qui compte, c’est l’accumulation

Tu as peut-être reconnu un ou deux signes dans cette liste.

Ce n’est pas suffisant pour conclure.

Un enfant fatigué peut mal dormir sans être harcelé.
Un enfant maladroit peut perdre ses affaires sans être harcelé.

Et si pendant une période, ton enfant est fatigué et émotionnellement impacté par un événement dans sa vie, iel peut avoir plusieurs de ces signes sans pour autant être harcelé·e.

Ce qui change tout, c’est l’accumulation.
C’est la répétition, semaine après semaine.
Comme la définition du harcèlement le prévoit, c’est la répétition qui est le plus grand témoin du harcèlement.

Le seul signe qui est pour moi une alerte importante est le fait que ton enfant exprime être embêté et que lorsque tu lui demandes s’iel se défend, iel te répond non ou alors que l’autre enfant ne s’arrête pas.

C’est le signe qui pour moi est le plus important car un enfant déterminé comme « fragile », « qui ne se défend pas » ou pas « efficacement » est une « proie » facile pour tous les enfants qui utiliseront l’attaque comme réponse à ses besoins.

Que faire si tu reconnais ces signes?

Tu as reconnu plusieurs signes ou un seul.

Deux pistes s’offrent à toi, choisir d’accompagner ton enfant dès à présent à se défendre et éviter le harcèlement.

La deuxième piste, je ne l’aborde pas car je ne te la recommande pas. 😉

Si tu choisis d’agir dès maintenant, tu peux : pratiquer les outils avec ton enfant.

Tu les retrouves dans [le programme des 15 outils / lien vers l’article de septembre].

Si tu pratiques les outils et que tu ne vois pas d’évolution suffisante chez ton enfant, un accompagnement individuel peut faire la différence.

Dans ce cas, je te propose de me contacter pour un coaching. Il est fort probable que ton enfant ait besoin d’un accompagnement par un·e professionnel·le.

Foire aux questions:

Ces signes peuvent-ils avoir une autre cause que le harcèlement?

Oui, absolument.

Chaque signe peut avoir des raisons multifactorielles.

Une fatigue, un événement familial, une phase de développement peuvent expliquer un ou plusieurs de ces signes.

C’est pour ça que l’accumulation et la répétition comptent plus qu’un signe isolé.

Il est aussi important d’analyser les éléments qui montrent quand ton enfant est en souffrance ou non. Déterminer les situations après lesquelles iel est en souffrance.

Il n’y a pas de chiffre magique.

Ce qui compte, c’est la souffrance de ton enfant.

À mon sens, dès que ton enfant commence à souffrir, c’est déjà trop tard.

Les solutions que je propose mettent chaque enfant à l’égal l’un par rapport à l’autre.

Avec la méthode Orya ton enfant évite les situations de harcèlement et sort des situations de harcèlement en rééquilibrant la relation entre les enfants.

Tu peux en parler avec les personnes responsables de l’école, du club ou de l’activité à laquelle participe ton enfant.

Je te propose en parallèle de commencer à appliquer les outils afin de permettre à ton enfant de prendre sa place.

Je veux vraiment que tu sois informé·e que les professionnels des établissements d’éducation ne sont pas formés à rééquilibrer les relations entre les enfants, or, c’est le principal point qui permet à l’enfant d’être embêté.

Les embêtements sont le début du harcèlement s’ils commencent à se répéter.

Il n’y a pas de règle, le harcèlement peut émaner d’un enfant seul ou d’un groupe.

Le harcèlement se définit par la répétition de la souffrance et le rapport de force qui déséquilibre la relation, pas par le nombre d’enfants impliqués.